MARINE LANDEMONTAISE

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Bonjour à tous, je m’appelle Landry Bruno, et je vous souhaite la Bienvenue sur Marine Landemontaise

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Après 30 années à naviguer sur les mers et océans, j’ai posé mon sac à

terre et me suis retiré dans un petit village près de Nantes, où

je navigue encore un peu par le biais de mes maquettes de vieux gréements.

Je réalise mes modèles d’après plan de musées ou de revues spécialisées, mais aussi comme le Saint Michel II en allant sur le chantier de construction.

Toutes les pièces sont réalisées par mes soins

Ancres, canons, poulies, voiles etc.

J’utilise beaucoup de bois noble, comme

buis, poirier, acajou,  merisier,  ramin.

Les voiles sont confectionnées par le maître couturier, mon épouse.

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Vous trouverez aussi de nombreuses photographies de voiliers

et vapeurs, qui peuvent permettre à certains d’y trouver des détails utiles pour la réalisation de modèle.

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Bonne visite

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Quand les mouettes ont pied, il est temps de virer .




Annuaire INTERNET du                                    Maine et LoireViaOuest!

Le Saint Michel II construction au 1/20ème

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Suivre les travaux du Saint Michel II est très intéressant,
mais réaliser la maquette

au 1/20ème est un autre défit

Voici les premières images de cette réalisation
j’essaierai dans la mesure du possible
de vous faire suivre la construction de ce modèle.

Le début du chantier, après avoir découpé la quille, l’étambeau, l’étrave dans du poirier,
j’ai réalisé les couples en contreplaqué boulot de 5mm d’épaisseur
.
Fait un chantier et commencé le montage
dont voici les premières images.

Il y a 36 couples à aligner

Tout doucement les couples s’alignent, et il faut les ajuster
pour qu’au moment de la mise en place du bordage,
les bordés files impeccablement sur les couples.

Les lattes collées sur la partie supérieure ne servent qu’à rigidifier les couples,
avant d’entreprendre le bordage,
elles seront retirées une fois le bordage effectué,
puis remplacées
par des jolis barreaux de pont.


Pour l’arrière du bâtiment, il n’y a pas de plan établi, je l’ai donc réalisé
d’après photos.
Un grand coup de chapeau au maîtres charpentiers pour cette la réalisation

qu’ils leur a fallu plus ou moins imaginer sur le modèle à l’échelle 1.

Il ne reste qu’un couple à poser à l’arrière,
les jumeaux à mettre en place,

et les fourchettes à l’arrière à fixer avant d’entreprendre le bordage

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Je mets beaucoup de temps à réaliser cette maquette.

Car j’ai décidé de faire l’intérieur, et sur l’original,

ils modifient le plan suivant les astuces de chacun, pour

gagner le maximum de place

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Voici les premières photos de l’intérieur, tout n’est pas terminé,

sur le chantier le travaille continu, alors je suis pas à pas

la construction.

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Vue d’ensemble

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L’emplacement des bannettes du milieu.

Il y aura en tout, 10 voir 11 avec un enfant.

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La maquette vue de profil, il reste encore pas mal de travail,

mais j’attends que le pont soit terminé avant de terminé la coque.

Artisans d'art, créateurs

A bientôt pour la suite

LA CHALOUPE « BELLE DE VILAINE »

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Chaloupe de Billiers, reconstruite à l'identique d'après un plan de 1887 par le chantier Pradelle du Croisic dans le respect de la tradition, avec les normes actuelles exigées.

Dimensions: longueur hors tout (coque) 10,60 mètres

Déplacement: 12 Tonnes

Grand mât: 15,50 mètres

Surface de voile: 96,80 mètres

Ce type de chaloupe pontée, avec son pavois ajouré, son cul rond, gréé au tiers navigua entre 1820 et 1830, il succédait aux antiques « chattes de Billiers » bateaux à fond plat et voile carrée.

Armée par un patron, un matelot et un mousse pour les manoeuvres de gréement et du chalut à perche.

Elle pêchait en baie de Vilaine, la civelle (jeunes anguilles) au printemps, la sole en été, le boucaud (crevette grise) en automne et la raie en hiver.

Certains de ces bateaux pratiquaient aussi « le bornage » ( petit cabotage local)

transportant du bois, du sel ou froment en Loire et en Vilaine.

Le blin d'étrave, collier métallique s'ouvrant et servant
à maintenir le beaupré

Sous-barbe cordage raidi par un palan et servant
 à tenir vers

le bas l'extrémité du bout-dehors

Bitton petit montant servant à tenir la caisse du bout-dehors

 bastaque
Hauban à croc supplémentaire raidi par un palan
en arrière des haubans principaux

Lattes de haubans

Ferrures servant à tenir les palans
des haubans

Le grand appelé aussi Taillevent

Une petite photo détournée au passage
du canot à moteur


Un grand merci à Jacques qui m'a permis de mettre
ses photos de la chaloupe sous voiles

dans ce blog

Pour la découvrir, il est au Port de Pen-Lan
 dans le sud Morbihan, à coté du
village de Billiers. A la belle saison,
il assure des promenades en mer

Le port est charmant et une belle balade
 le long de la côte vous attend
.

Photographies lors du rassemblement
 des vieux gréements au bois de la chaise

Sur la plage des dames à Noirmoutier

J'espère que vous avez fait une bonne visite
A bientôt

MUSEE NATIONALE DE LA MARINE DE ROCHEFORT

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Je vous propose une petite visite dans le Musée National de Rochefort


 


Ce Musée est situé dans l'hôtel de Cheusses, le plus


ancien édifice civil de la ville.


Cette hôtel porte le nom du dernier seigneur


de Rochefort.


La fondation de l'arsenal en 1666, chasse


Henri de Cheusses. Au bâtiment d'origine, sera


rajouté une aile sud pour former le U classique


des hôtels de l'époque.


 


 


 



 


 








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comte d'artois










 


 



 


 


 




 


Le Dauphin Royal ne représente pas un bâtiment ayant existé,


mais, une maquette à vocation pédagogique construite pour


Monseigneur Le Dauphin, Louis de france 1729-1765


Elle représente un 3 ponts armé de 110 canons.


Dimensions 290×80x95 à l'échelle 1/24ème


Commencé en mars 1751, elle sera achevé au début de l'année 1752


Le plan a été dressé par Mr Coignard


qui deviendra l'un des plus célèbres ingénieurs-constructeurs


de son temps



 



















Peu après le milieu du XVIIème siècle, on procéda au cuivrage des coques


sur les oeuvres vives et vers 1780 cette méthode se généralisa.


Elles avaient le même fonction que les plaques de plomb


au siècle précédent


(se protéger de l'agression des tarets)


mais avec le poids en moins donc une vitesse accrue.







































































































 

































J'espère que vous avez effectué une bonne visite.


Ce musée est très intéressant, vous y trouverez de nombreux tableaux


des maquettes bien sûr, mais, aussi l'histoire de l'arsenal de la ville de


Rochefort, ce musée fait partie intégrante de la ville


comme la Corderie Royale et la frégate en construction Hermione.

L’HERMIONE

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Une frégate légère du XVIIIe siècle se construit dans l’arsenal
de Rochefort  après 150 ans d’interruption

Une partie de la cale Louis XV

a été dévasée pour la circonstance
Le coté donnant sur la Charente ne sera ouvert que
lors de la mise en eau de la frégate.

Frégate dite de 26 de 12, c’est à dire de 26 canons
tirant des boulets de 12 livres.
Elles est dite aussi frégate de 32 pour le nombre
de ses canons


Le maître couple est le couple le plus
large du bâtiment

Entre les deux bittes du mât de misaine,
le sep de drisse

Les caillebotis servaient à l’aération des ponts inférieurs,
ainsi qu’à donner un peu de lumière

vue de tribord arrière

Vue sur bâbord arrière

Petit aperçu de l’intérieur par les fenêtres du tableau arrière

Nous pénétrons maintenant à l’intérieur de la frégate,
par la bouteille bâbord, les bouteilles étaient richement
décorées et servaient de
latrines aux officiers


Le pont de batterie, virure de pont en pin d’Orégon
de 74mm d’épaisseur.

Les dalots, trous dans le bordé servant à ‘évacuation de l’eau


Fourrure de gouttière, constituent une sorte de ceinture
de pièces de chêne à l’intérieur du navire (pièce biseautée)

Les courbes, pièces de bois qui sert à renforcer
la liaison entre deux autres éléments de charpente.
Courbes de barrots à la jonction entre barrot
et bauquière

Renfort  avec un trou circulaire au niveau du pont
pour le passage du mât

Bitte d’ancre sert à tourner les câbles
des ancres

La partie semi-cylindrique est en pin (essence tendre)
et démontable
Ceci dans le soucis de préserver les câbles en chanvre
des ancres qui frottent durement lors des mouillages.

La barre de fer remplace le futur mât de beaupré

D’où le terme « Branlebas » diffusé le matin sur les
bâtiments de la Marine Nationale

Vers l’arrière du bâtiment

Vers l’avant du bâtiment
l’on voit très bien le vaigrage
bordage intérieur de la coque

Le petit cabestan visible sur le
gaillard avant de la maquette

.

Haubans et caps de mouton

Le travail de forge, où un nombre très important
de pièces sera réalisées

C’est dimanche l’atelier est au repos

Et les fantômes viennent contrôler discrètement,
la nuit,
l’avancement des travaux.

Lougre corsaire « LE COUREUR »

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Historique:


Combat du lougre « LE COUREUR » contre le Cutter


anglais « ALERT »


 


Récit de M. de Rosily, le 3 août 1778


M. de la Clocheterie, commandant « la Belle-Poule« , parti de Brest le 15 juin, ayant sous ses ordres la Frégate « La Licorne« , la corvette « L'Hirondelle » et le lougre « Le Coureur » que je commandais. Nous nous trouvâmes le 17 juin, sur les 10 heures de matin, à vue de la flotte de l'Amiral Keppel. M. de la Clocheterie nous fit signal de virer de bord et l'Amiral signala à toute sa flotte de nous chasser.


« L'Hirondelle » et « La Licorne » n'étant pas en état de nous suivre. M. de la Clocheterie leur fit signal de prendre chasse suivant l'aire de vent la plus favorable à leur marche, et continua sa route au plus près.


Je n'avais pas le quart de quantité de voile que j'aurais pu mettre, ne voulant pas aller plus vite que « LaBelle-Poule« , m'en tenant toujours très près un peu de l'avant au vent. Le cutter anglais joignit M. de la Clocheterie et après lui avoir parlé, retourna à la frégate et ils firent route tous deux pour continuer leur chasse. Ayant reconnu qu'il m'était très supérieur, je m'approchait à porté de voie de « La Belle-Poule » et demandais à M. de la Clocheterie quel avait été sa conversation avec le cutter, afin de pouvoir m'y conformer. Il me répondit qu'il ne parlait qu'anglais et qu'il avait été obligé de s'en retourner faute de pouvoir se faire entendre, qu'il n'avait qu'une frégate avec lui et qu'il était en état de leur répondre en cas qu'ils voulussent l'attaquer ne pouvant être joint que par eux.


Je vis alors qu'il fallait me préparer à tout évènement, que je ne devais pas prendre chasse puisque je n'en avais pas l'ordre et d'ailleurs l'eusse-je eu; du moment que « La Belle-Poule » eût été attaqué par les deux, je ne l'aurais sûrement pas souffert ou j'aurais été blâmé à juste titre; parce que ce cotre aurait attaqué « la Belle-Poule » par derrière en hanche du même coté que la frégate anglaise pendant que cette dernière l'aurai combattue par le travers empêché de tirer sur le cotre qui l'aurait dégrayée et lui aurait tué beaucoup de monde, ce qui aurait rendu le combat trop désavantageux pour « la Belle-Poule ».


Pour être plus à même de manoeuvrer, je grayai mon grand hunier, puis je le mis à faire culer pour ne pas m'éloigner de la frégate, augmentant de voile pour contre-balancer l'effet contraire de cette voile.


« L'Aréthuse » joignit « la Belle-Poule« , et le cotre se présenta le long de mon bord sous le vent.


Ce bâtiment de soixante douze pieds de long, vingt six pieds de large, douze canons de six livres de balle, douze perriers et armé de quatre-vingt hommes. Sa force l'a fait admettre au rang de ce qu'ils appellent (sloops of war) corvette, il n'y a pas de vaisseau de soixante-quatorze aussi fortement bastingué. Au moment du combat, on ne pouvait voir un seul homme.


Dans mon lougre, l'épaisseur du bâtiment n'est pas d'un pouce et demi; je n'avais point de bastingage; nous étions découverts jusqu'à la boucle du soulier. J'avais huit canons de deux livres de balle, deux de trois,six perriers, cinquante hommes tout compris.


Le capitaine me dit en anglais d'aller trouver l'Amiral Kepper, je fis d'abord semblant de ne pas l'entendre; il me fit répéter en mauvais français par plusieurs de ses gens, je lui dis que non et prenant le porte-voix, je lui dit en anglais qu'il n'avait point à se donner tant de peine parce que j'étais décidé à ne point y aller et à ne faire que ce que ma frégate ferait. Pendant la conversation, à mesure que l'un des deux bâtiments culait ou allait de l'avant; de l'autre nous nous suivions avec les canons.


« L'Aréthuse » se trouvant très en arrière de « la Belle-Poule » par dessous le vent, je vis notre frégate changer de route. M. de la Clocheterie voulant apparemment changer la mauvaise position où il se trouvait, je m'adressais au capitaine du cotre qui lui dit d'arriver parce que ma frégate le faisait et que, comme il me gênait, s'il ne se prêtait pas à ma manoeuvre, je l'aborderais, mettant en même temps mon gourvarnail à faire arriver, il regarda vers les frégates et fit aussi arriver.


 


 



Combat entre la Belle-Poule et la frégate anglaise l'Aréthuse


 


 




Les frégates « se tirant » du canon, la mitraille même de « l'Aréthuse » tomba très près de nous. Je tirai aussitôt ma volée sur le cotre qui me riposta sur le champ. Nous continuames encore quelque temps le combat à petite portée de pistolet, ayant toujours chacun notre hunier sur le mât.(Je ne voulus pas faire de voile parce qu'étant sûr d'être pris, si j'avais suivi les frégates qui combattaient en faisant route, le cotre se serait encore trouvé à même d'aider « l'Aréthuse » aussitôt qu'il m'aurait enlevé). Car c'est le hazard qui m'a fait combattre aussi longtemps que je l'ai fait, mon équipage à découvert, comme il était sûr d'être détruit en un quart d'heure, mon bonheur vint de l'avoir abordé voici comment: voyant qu'à la distance où j'étais mes boulets de deux ne faisant aucun effet sur son bastingage et qu'avec ses canons il coupait toutes mes voiles et mon gréement car il n'avait tué ni blessé personne, l'idée me vint de l'aborder; je le proposai à mon équipage qui parut le désirer, mais je ne pus l'élongar comme je l'aurai voulu, parce que, après avoi fait une arrivée pour l'approcher, je voulus faire servir mon grand hunier pour faire revenir le bâtiment au vent pour me présenter de long en long avec lui: seule position où nous aurions pu passer à bord; je ne pus point l'exécuter , mes boulines et bras ayant été coupés et le bâtiment n'allait pas assez vite de l'avant pour que le gouvernail seul fit l'effet prompt qui se trouvait nécessaire; le vent était devenu presque calme. Je ne pusl'aborder que par le bossoir, mon beaupré croisant le sien, mon bâtiment un peu effacé.


Dans cette position, il ne pouvait tirer aucun de ses canons, il était très difficile de passer à son bord et on peu dire même impossible. Je voulus pourtant l'élonger. Ses canons de l'avant et ses perriers particulièrement qui dominaient en dessus de son bastingage qui était élevé de cinq pieds (balayaient) le gaillard d'avant. Je profitais que ses canons étaient à barbettes n'ayant pas de bastingage, ce qui me permettait de les pointer presque dans le sens de la longueur du bâtiment; je fis une décharge générale de mes canons et de mes fusils et criai à l'abordage!


Mon maître-pilote affronta avec hardiesse le fau roulant qui se faisait devant, mais fut suivi de peu de monde.Pour que mes gens ne se déconcertassent pas si je leur avais donné le temps de la réflexion, je fis faire un cri de Vive le Roy et reprendre avec vivacité les canons.


Je combattis une heure et demi à bord dans cette position, le combat avait commencé à 7 heures et j'amenai à 9; je coupais la vergue de bome en deux endroits, j'abîmai toutes ses manoeuvres et voiles et lui donnai quelques coups à l'eau, mais jamais je ne ou entamer son bastingage.


Tous mes coups de fusil furent inutiles. Ne pouvant distinguer un seul homme à son bord, le capitaine m'a dit n'avoir eu que deux hommes tués et deux blessés; je fus obligé de me rendre faute de ressource ayant calme plat et d'ailleurs, mes voiles étaient toutes abimées, surtout mon foc qui était tout criblé, n'ayant ni amure, ni écoiute; mon bâtiment avait été percé à l'eau en dix ou douze endroits; mon gréement était tout haché et « le Monarque » et »le Vaillant » s'étaient, pendant tout ce temps, rapprochés de nous avec leurs canots.


On me fit passer avec une partie de l'équipage à bord du premier; je restai jusqu'à ce que j'eus joins l'Amiral Keppel et alors on m'envoya, avec une partie de mon équipage, à bord du « Sandwick« ; arrivé à Portsmouth, je fus envoyé à bord de « la Princesse Amélie » où je rejoignis MM de la Pallas et de « la Licorne« , je les trouvais avec leurs équipages et d'où on nous a débarqué, le 4 juillet pour nous envoyer à Tresfort-Ampschire. On voulut nous faire signer un procès verbal où on nous dénommait prisonniers. Nous l'avons refusé et avons fait écrire dans ce même procès-verbal que nous ne reconnaissions point point prisonniers ayany été arrêtés en temps de paix, mais que dans le leiu où l'on nous mettrait, nous nous conformerions aux lois du pays, nous y comportant avec la tranquillité que l'on doit s'attendre de la part des Officiers de Roi.


Je n'eus heureusement que trois hommes de tués et sept de blessés mais mortellement, ce sont presque tous des officiers mariniers. J'attribue le peu de monde que j'ai eu de tué et de blessé à avoir abordé le bâtiment; il n'a pu se servir de tous ses canons et d'ailleurs, il n'avait pour ainsi dire que ses perriers et sa mousqueterie qui pouvait me tuer du monde et avec lesquels ils ont tirés trop haut faisant que regarder au-dessus de leur bastingage pour viser; quand au bâtiment ils l'ont extrêmement mal traité. Ses canons tiraient dans la soute à voile, la cuisine et la cale. Les boulets passaient de pert en pert, mon mât de misaine y a été même touché par la mitraille.


Si j'avais été à une certaine distance de lui, il aurait rasé tout mon pont et m'aurait nécéssairement détruit tout mon monde. Ses canons étaient chargés d'un boulet de six, d'un paquet de mitraille et d'une boîte de fer blanc remplie de balles. Ce sont des canons courts renforcés qu'ils appellent (double fortified) excellents dans ces petits bâtiments et qui peuvent se charger jusqu'à la gueule sans risquer de les faire crever.


Je n'aurai jamais pu être joint si j'eusse voulu fuire, ayant un avantage considérable sur tous les bâtiments quelconques. J'avais adopté, depuis peu, un nouveau gréement qui avait été trouvé si avantageux, tant pour la célérité de la manoeuvre que pour la marche. Dans ma dernière croisière sous les ordres de la Danaé, que M. le comte Dorvillier s'était décidé à me prendre pour sa découverte.


Elle apercevait les bâtiments de la tête de ses mâts, nous faisiat signal de chasse et je les joignais à une vitessse incroyable; je me suis vu chasser six bâtiments quelle avait aperçue à midi au ven, ne pouvant les voir de mon bâtiment, les avais joints à 6 heures du soir malgré qu'ils forcassent de voiles au plus près et laisser « la Danaé » à quatre lieues sous le vent à moi. Je n'ai jamais vu dans cette croisière aucun bâtiment de quelque espèce que ce fût que je ne l'aie gagné, j'avais encore l'avantage quand j'ai sorti sous les ordres de « la Belle-Poule » d'être espalmé de frais.


Je cite ceci pour faire voir que j'étais le maître de n'être point pris et que si je l'ai été, ce n'est que par subordination et dévouement réel au service.


 


 


J'ai commencé la construction de ce lougre il y a déjà quelques années déjà, et je l'avais un peu oublié. Je vous fait découvrir les quelques pièces que j'ai réalisé .


Je pense reprendre sa construction, car c'est le premier que je construis avec une voilure au tiers.


 











A bientôt pour la suite de cette construction

 

 






 


 

Soleil en hauban dans le couchant, marin prépare ton caban .


 






 

DORIS Terre-Neuvas

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Prix 170 euros






Sur les navires morutiers, dans les années 1710, le pêche à la morue se faisait depuis le bord du bâtiment à l'aide de lignes à mains. Les hommes se trouvaient dans des tonneaux à l'extérieur du bastingage.

C'est en 1789, que le Capitaine Dieppois nommé Sabot eut l'idée de remplacer les lignes à mains par des « Harouelles » appellées aussi lignes de fond ou dormantes. Ces très longues lignes (133mètres) étaient garnies de nombreux hameçons et tendues au fond de l'eau par des plombs. Pour mettre ces lignes à l'eau, on utilisait de très lourdes chaloupes de 8 mètres, incommodes à manipuler et demandant 8 hommes pour les armer et quand un de ces lourds canots ne rentrait pas, c'est 8 hommes qui étaient portés disparus. Ces chaloupes étaient contruites dans les chantiers de la Rance et envoyées démontées à Terre Neuve.

En 1876, des capitaines Fécampois ramènent de Terre Neuve quelques exemplaires de Doris qu'utilisent les goélettes Américaines. Lors de la campagne de pêche de 1877, quatre armateurs décident de l'essayer. Ses qualités (maniabilité, légèreté (hissage à bord facilité), excellente tenue en mer, possibilité de s'empiler ce qui permet dans embarquer jusqu'à 18 à bord, armement réduit, 1 patron et son « avant« .

Quatre années plus tard, toute les flotilles morutières l'avaient adoptées.


Retour d'un Doris après avoir relevé ses lignes
Cliché réalisé entre 1932 et 1938 lors des campagnes de pêche du Capitaine
ARISTIDE OLLIVIER



On peut remarquer que le Doris est en surcharge, il pouvait pêcher de 700 à 800 morues à chaque fois qu'ils relevaient leurs lignes, le doris ayant le plus de poissons était appelé le « Doris Amiral »
Nombre d'entre eux coulèrent chargé de cette façon



Le modèle que je réalise est au 1/15ème d'après le plan du Musée de la Marine relevée en 1965 pa Jean Le Bot d'après les gabarits du chantier LEMARCHAND.



Construction


Construction sur gabarits d'assemblage en carton,
les couples et l'écusson en contreplaqué bouleau de 1mm,
l'étrave réalisé en poirier












Le bordage 4 virures en contreplaqué bouleau de 1mm














































Et voici notre petit doris terminé, à bientôt pour de nouvelles réalisations

 

 

 


Marsouins sortant, annoncent le vent.


 



 




 

FLOBART (construction)

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Le Flobart est bateau de pêche d’échouage, capable de flotter dans
moins de 30 centimètres d’eau.. Utilisé sur la cote d’Opale de Berck
à Calais jusqu’à la fin du XIX siècle.
Bordé à clins avec une proue très large pour affronter la vague, lors
du départ en mer. Poupe plate et très haute, permettant de le pousser
à dos d’hommes sur des rondins pour le déséchouer.
Pour sa construction, le système de gabarit amovible a été requis, le même
principe que sur les drakkars.

La maquette que je réalise au 1/8ème est issue des plans de la revue
“RC marine”. Le principe des gabarits amovibles est utilisé pour la
construction.












Montage sur couples amovibles.



Sur les couples amovibles 1,3,4,5, collé un scotch sur les bords pour que le bordé n’adhère pas













Le montage est assez simple, il suffit de suivre les tracages
du plan. Les clins sont dessinés sur le plan, ce qui facilite le travail.
Merci monsieur Dominique Berta




Première couche de peinture pour faire ressortir les défauts











Après plusieurs couche de peinture blanche intérieur et extérieur
Le capot moteur – Le plancher laissé en bois naturel













Vue du tableau arrière, désolé pour la mise au point



Gros plan sur le capot moteur

Il me reste à le mettre en peinture l'extérieur, et fabriquer l'accastillage, puis après installation du moteur, du cerveau et du variateur le voir fendre les flots.













La peinture est réalisée avec un peu d »accastillage.











La mire radarisable,
élément indispensable pour ces petits
bateaux naviguants
au milieu du rail de la manche
est réalisée en aluminium.







La bouée couronne, encore un anneau de moins aux rideaux













Les ancres et les dames de nage, fil de laiton de 2mm
étamé aux extrémités et soudés à l'étain

















Après quelques montages et collage, le voici sur sa remorque, il va pouvoir d'ici peu être lancé, encore un petit peu de travail sur la télécommande et « vogue le flobart »






















A bientôt pour la suite de la construction


 



Brume de mer, vent de terre.








 


 

BAUTIER DE BARFLEUR

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Prix 750 Euros




LIBERTE 1900


Bautier de Barfleur


Réalisé au 1/30ème d'après les plans de JC Chazarain.


Dimensions: Longueur 12,50 mètres – Largeur au maître bau


Historique:Les bautiers étaient aussi connus sous le nom de cordier, ce qui est identique, puisque les cordes utilisées pour le pêche s'appellent des »baux ». Ces longues cordes de 250 mètres lovées dans des maunes en osier.


Au 19 ème siècle l'on pêchait avec des bisquines, puis vers la fin du siècle à l'aide de sloops. La pêche étant rentable , Les marins de Barfleur décidèrent vers 1900 de se faire construire des bateaux spécialement adaptés à ce type de pêche. Franc bord peu élevé, coques plus grandes. Les bateaux s'allongent pour atteindre les 12, 13 mètres. Les forment s'arrondissent et la voute reste relativement courte par rapport aux thoniers et langoustiers de leurs confrères bretons.Plusieurs chantiers s'ouvrent à Barfleur. Le Liberté est lancé par le chantier Charles Berllot (Saint-Vaast- la- Hougue).


L'équipage était constitué de 6 à 7 hommes dont la tâche consistait à chaque marée à filer les baux.


La pêche: Les bautiers allaient tendre leurs lignes de Cherbourg jusqu'aux cotes anglaises. Les hameçons étaient munis d'appât (la beite), les lignes étaient mises à l'eau depuis le bateau.



 




Cette vue permet de voir:


- Les proportions de ce bateau, étrave très fine , ventru au milieu, et très fuyant sur l'arrière.


 


 




Sur cette vue:


- Ligne très élégante, La talon arrière très plongeant par rapport au brion(Partie basse de l'étrave).


 




Visible sur cette photo:


- Une des ancres servant à mouiller les baux.


- Le panneau circulaire de soute.


- Sur le plat bord, la conelle servant à relever les lignes.


- Le bout dehors fixé par une ferrure en fer à cheval sur un banchet.



 



Sur cette photo:


- Lagaloche, au sommet de laquelle tourne un davier. Cette galoche estutilisée pour le passage de la grosse ligne où sont attachés les baux.


-La sous-barbe passe par un réa juste au-dessus de la ligne deflottaison, puis vient se tourner au fileux bâbord après avoir traverséle pavois.


 


 



Sur ce cliché on aperçoit:


- Les maunes, ces grands paniers en osier ou sont lovés les baux ou cordes.


Sur le modèle ils ont été réalisés avec du rafia.


 




Visible sur ce cliché:


- La mâchoire de bôme et son collier de racage.


- Le fût du moulinet.


- La pompe de cale.


 





Sur cette vue on aperçoit:


- La petite pompe de cale juste devant le roof.


- Le panneau de soute.


- Le moulinet au pied du mât servant à relever les baux.


- Les caps de mouton et autres poulies réalisés en poirier.



Sur cette vue:

- Le roof de la chambre de forme trapézoïdale et de très grande dimension, 2 petites lucarnes pour l'éclairage.


- La grande godille, ici amarrer lelong du pavois, elle servait à l'arrivée à quai mais aussi quand levent n'était pas au rendez-vous.


 


 


- La cheminée de la cuisine.





Sur cette vue:

- Le serre tableau avec le palan d'écoute.


- Les allonges du tableau.


- Le banc de quart.


- La barre.


 



Sur ce cliché on aperçoit:

- Le banc de quart.


- La barre.


- Le palan d'écoute.


- Le palan d'écoute de voile installé sous la bôme.


- La petite barrique du patron, le contenant n'est pas spécifié????


 


- Le tableau arrière







Sur cette vue on aperçoit:


- Les cercles du mât.


- L'Encornat.


- Le collier de racage.


- Les élongis et les jottereaux.


- Les barres de flèche.


- Visible aussi le parcours de la drisse de corne.


- La potence de la drisse de mât.


 


 



Sur cette photo:


Mât composé, cest à dire constitué d'un bas mât surmonté d'un mât de flèche.







A navire rompu, tous les vents sont contraires.




 





Modélisme sur liendur.com


 

Modelisme sur BIG-annuaire

 




http://annu-collections.fr/Objets/LogoAc2.gif

LES BATELIERS DE LA LOIRE

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Le panier du pêcheur

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La Toue Cabanée sert à la pêche au barrage, c’est à dire, la toue est amarrée

à poste fixe et il est dressé en travers de la rivière un grand filet (barrage)

long de 50à 80 mètres. ce barrage force le poisson (saumons et aloses)

qui remonte le courant à se diriger vers un carrelet placé sur la toue.

Le carrelet possède à son entrée un réseau de fils de nylon très fins,

relié à une poignée ( la billette) .

A la moindre touche, le pêcheur tire sur la billette déclenchant la remontée

du carrelet par un contrepoids fixé à l’extrémité du mât.

Le Giroué situé en tête du mât, permet de savoir

d’où vient le vent

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L’ancre à jas

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Une petite réserve de ce bon petit vin d’Anjou

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Aiguilles de hauban

Le mât des bateaux doit pouvoir s’abattre au passage

des nombreux ponts

Les mariniers ont mis au point un ingénieux système

pour tendre les haubans rapidement

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Le Gouvernail

Venez les découvrir le long de ce beau et long fleuve

La Montjeannaise a comme port d’attache Montjean sur Loire


Devant le pont d’Ancenis

Le Lance amarre

Promenade sur la Loire

Boules de racage

Carrelet sur une toue

A bientôt