

Gazelle des Sables 1907
La maquette est réalisée au 1/30ème d'après le plan de J.C Chazarain.
dimensions: 13,70 m de longueur – largeur 5,10 m – tirant d'eau 2,15 m – Hauteur du mât du pont à la pomme 14,40 m.
Gréement de cotre: Gréement aurique. foc, trinquette, grand' voile, et flèche.
Lesvoiles sont réalisées en sergé de coton. Les laizes sont réalisées entirant 2 fils de la trame à chaque laize et en les remplaçant par desfils plus épais. Très long à réaliser mais beaux résultats.
La coque est en samba. Le pont, la mâture, les poulies, chantier etc.. sont en poirier
Historique:
Lancées en grand nombre (25 en 1909), elles offrent des caractéristiquent qui vont en se stabilisant: Pavois ajourés, absence de tableau arrière,étrave verticale, gréement de cotre avec gui dépassant largement le couronnement, garde robe très colorée.
Il n'y avait pas deux bateaux identiques, il y avait toujours un client qui voulait un petit peu plus de ceci, un peu moins de celà.
Les Gazelles étaient polyvalentes, non seulement elles tendaient les rets en été, mais pêchaient au chalut à bâton l'hiver. A partir des années 1920 elles pratiquèrent la pêche au thon.
Pêche à la sardine:Elle se pratiquait pas de la gazelle, mais grâce à 2 canots, à l'aide de filets bleus mesurant 32 mètres de long dur 5 mètres de hauteur.Cette pêche se pratiquait près de la cote, les rets étaient lancés depuis les canots. Sur un des canots le patron appâtait avec de la rogue (oeufs de morue) en semant en pluie de chaque coté du filet. Les ardines se jetaient sur l'appât en tentant de traverser les mailles dans lesquelles leurs ouies s'accrochaient. D'où la nécessité d'avoir une maille correspondant à la grosseur du poisson. En pêche à la sardine, il fallait au moins 5 hommes.
Pêche au chalut:Elle se pratiquait l'hiver, le bateau devait dériver sur les hauts fonds, à proximité de la cote en trainant toutes voiles établies le chalut à bâton. Ce bâton sert à maintenir le sac ouvert. Le ventre est équipé d'un traînard en chaîne de façon à râcler le fond. Afin de pouvoir hisser l'engin à bord on se servait d'une caliorne et à l'arrière d'un bâton appuyé sur la lisse, manoeuvre très délicate.

Sur la photo on peut voir:
- La galoche pièce se trouvant sur l'avant bâbord du bâtiment, sert au passage de la chaîne de l'ancre et aussi le câble du chalut.
- Le bossoir encastré dans une jambette, il sert pour le passage du câble du chalut

Sur cette photo:
- Le guindeau, réalisé en poirier, les engrenages proviennent de vieux réveils.
- A l'emplanture du mât on peut apercevoir les deux sabots servant à recevoir les pieds des tangons pour la pêche au thon.
- Les boules de racage sont en buis et réalisées au tour.
- Les paniers à poisson sont réalisés avec du bristol tressé puis peint

Sur ce cliché:
- Les caps de mouton du gréement dormant.
- Les cabillots en buis, réalisés sur mini perceuse.

- Le chalut à perche et un de ses patins (extrémité de perche).
- Le chien, croc en bois équipé d'un réa et relié au pont par un filin. Sert à retenir le câble du chalut.

Sur cette photo l'on voit:
- Le chantier surélevé avec le câble lové.
- Le capot de descente (dôme) et les tirettes pour ouvrir la descente.
- Le banc de quart.
- Une défense ou par battage réalisé au crochet par mon épouse.

Sur cette photo:
Remarquez le petit sabot cloué sous le banc de quart, il servait de »récipient » contenant du suif avec lequel on enduisait le plomb de sonde afin d'avoir connaissance de la nature du fond
(sable , gravier ) celà permettait de se situer par rapport à la cote.
Le petit sabot est fabriqué en buis.
Sur cette photo on distingue:
- Drisse de mât passant dans une caliorne (fort palan de 2 grosses pouliestriples ou une triple et une double) à hisser la corne.
- Drisses de pic à deux courants passant dans différentes poulies.
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